Quelles avancées à la fin de la 2 ème semaine de la COP 28, bilan des choses positives en 2023.
Bonjour à toutes et tous,
J’espère que vous vous portez pour le mieux en amont de cette période festivité de fin d’année.
Dans cet article du jour, je vais abordé dans un premier temps la suite de façon succincte la 2 ème semaine de la COP 28. Pour ensuite, finir avec les nouvelles positives à retenir de l’année 2023 en matière d’environnement.
Parmi les sujets phares évoqués de ce COP 28, la sortie et la réduction des énergies fossiles en est un maillon central. En réponse à cette problématique 3 options sont proposées:
1) Une sortie progressive et planifié des énergies fossiles
2) Accélérer les efforts visant à éliminer progressivement les combustibles fossiles
3) La plus radicale —> pas de texte (notamment défendue par la Chine, l'Inde et l'Arabie saoudite)
Les Émirats arabes unis, en tant qu'hôtes de la conférence, et d'autres nations pétrolières préconisent l'adoption du captage et du stockage du dioxyde de carbone (CCS). Cette technologie, censée capturer les émissions de centrales à charbon ou d'usines, est défendue malgré des préoccupations persistantes.
Une critique majeure du CCS concerne son efficacité variable, avec des taux de capture allant de 10 à 65%. Des exemples, tels que le projet d'Adnoc, indiquent que certaines installations fonctionnent bien en deçà de leur capacité déclarée. De plus, le coût élevé du CCS est souligné, avec des dépenses gouvernementales déjà importantes et des estimations supplémentaires allant jusqu'à 200 milliards de dollars.
Une étude de l'université d'Oxford met en lumière le rapport coûts bénéfices, suggérant que l'adoption d'une stratégie axée sur le CCS pourrait coûter considérablement plus cher (30 000 milliards de dollars de plus) qu'une approche privilégiant les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, et l'électrification d'ici 2050.
De plus, l'utilisation du CCS suscite des inquiétudes, car il est souvent employé pour augmenter la production de pétrole en injectant le CO2 capturé dans les puits de pétrole. Cela a conduit à des critiques selon lesquelles le CCS pourrait être plus une "bouée de sauvetage" pour l'industrie pétrolière que pour la lutte contre le changement climatique.
Finalement, si l'option basée sur le CCS est retenue, l'article souligne la nécessité d'une définition scientifique stricte pour garantir des taux de capture élevés (90 à 95%) et la prise en compte des émissions en amont. En somme, le débat à la COP28 porte sur la viabilité du CCS par rapport aux alternatives plus économiques et efficaces pour atteindre les objectifs climatiques.
Les données de Oil change international montrent aussi que 79% de la capacité opérationnelle mondiale de CCS sert à produire plus de pétrole. Le CO2 capté est en effet injecté dans les puits de pétrole. Un système qui permet d’aller récupérer les dernières gouttes d’or noir. Ce qui fait dire à Oil change international que le CCS est avant tout "une bouée de sauvetage pour les combustibles fossiles, mais pas pour l’action climatique". En septembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie concluait elle aussi sur le fait que "l’histoire du CCS a été en grande partie marquée par des sous-performances et des attentes non satisfaites".
Selon une étude InfluenceMap, publiée le 1er décembre, plus de 80% de toutes les preuves d'engagement des pétroliers en faveur du CSS ne sont pas alignées sur les orientations du Giec et servent à bloquer la sortie des énergies fossiles. Si le terme "unabated" était finalement retenu dans la décision finale de la COP28, les pays devront s’accorder sur une définition scientifique rigoureuse du terme, qui fixe des taux de capture du carbone d’au moins 90 à 95% et qui prenne en compte les émissions en amont (extraction et production d’énergies fossiles). À défaut, "tout accord visant à éliminer les énergies fossiles n’a sans doute aucun sens car chaque pays pourrait imposer sa propre interprétation", prévient Zero carbon analytics dans une note sur le sujet
Source : Novethic
https://www.novethic.fr/actualite/energie/energies-fossiles/isr-rse/cop28-pourquoi-le-captage-et-stockage-de-co2-est-un-mirage-151944.html
C'est le chiffre choc de la COP28. 2 456 lobbyistes fossiles - "au moins" - ont obtenu une accréditation pour participer à ce nouveau sommet pour le climat, qui se tient actuellement à Dubaï. Ce nombre dévoilé par une coalition d’ONGs, Kick Big Polluters Out, montre à quel point l’ombre des lobbies des énergies fossiles plane sur ces pourparlers à l’heure où la question de leur sortie se fait de plus en plus pressante.
Le nombre de lobbyistes des énergies fossiles présents à la COP28 aux Émirats arabes unis a considérablement augmenté par rapport à l'année précédente, passant de 636 à "au moins" 2 456. Cette information provient d'une coalition d'ONG, incluant Global Witness, Greenpeace et Transparency International, qui ont analysé la liste provisoire des participants publiée par l'ONU.
Ces lobbyistes surpassent en nombre les délégations de la plupart des pays, exception faite du Brésil et des Émirats arabes unis. Leur présence est également plus importante que celles des délégations des 10 pays les plus vulnérables au changement climatique et sept fois plus élevée que celle des représentants des peuples autochtones.
Parmi les présents, des représentants français de TotalÉnergies, dont le PDG Patrick Pouyanné, ont été confirmés. TotalÉnergies affirme avoir été invité à la COP28 par la présidence émiratie et nie toute implication directe dans les négociations entre États. D'autres pays, tels que l'Italie et l'Union européenne, ont également inclus des représentants de compagnies pétrolières ou gazières nationales dans leurs délégations.
Cette présence massive de lobbyistes des énergies fossiles suscite des préoccupations parmi les organisations non gouvernementales, qui estiment que cela pourrait influencer les discussions centrées sur l'élimination progressive des combustibles fossiles. Certains soulignent l'ironie de voir ces acteurs discuter des énergies fossiles alors qu'ils devraient être au cœur des efforts pour réduire leur impact sur le climat.
Source : Novethic
https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/cop28-quand-les-lobbyistes-des-energies-fossiles-inondent-les-negociations-pour-les-torpiller-151943.html
Un président de COP ne devrait pas dire ça. The Guardian vient de révéler une vidéo dans laquelle Sultan Al Jaber, président de la COP28, affirme que la sortie des énergies fossiles pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C ne repose pas sur des "données scientifiques". Une polémique de plus pour celui qui est également PDG d'une compagnie pétrolière. "Le masque tombe mais on le savait déjà. Le président de la COP28 et le président de l’Adnoc sont une seule et même personne", épingle le spécialiste Arnaud Gossement.
Cette déclaration a été faite en réponse à Mary Robinson, ancienne présidente de l'Irlande, qui soulignait l'importance de l'élimination progressive des combustibles fossiles pour faire face à la crise climatique.
Le président de la COP28 a également été critiqué pour des liens présumés avec l'industrie pétrolière et gazière, ce qui a suscité des inquiétudes quant à un possible conflit d'intérêts. Certains observateurs estiment que ces controverses pourraient déstabiliser la présidence de la COP28 et entraver la coopération internationale sur le climat.
Des experts et militants du climat critiquent la position de Sultan Al Jaber, soulignant l'importance de l'élimination progressive des énergies fossiles pour atteindre les objectifs climatiques. Certains estiment que cette déclaration est en contradiction avec les avancées récentes, telles que l'accord sur les pertes et dommages et les appels à mentionner explicitement les énergies fossiles dans les discussions de la COP28.
En réponse à la polémique, Sultan Al Jaber a tenu une conférence de presse où il a affirmé croire à la science et a réaffirmé l'importance de la diminution, puis de la fin, des énergies fossiles, sans donner plus de détails. La situation souligne les tensions et les enjeux liés à la place des énergies fossiles dans les négociations climatiques à la COP28.
Source : Novethic
https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/cop28-le-president-sultan-al-jaber-en-plein-deni-scientifique-sur-la-fin-des-energies-fossiles-151938.html
Bonne nouvelle : le poumon vert de la planète se porte (un peu) mieux. La déforestation en Amazonie brésilienne est tombée à son niveau le plus bas depuis cinq ans, a annoncé le 9 novembre l’Institut national de recherche spatiale (INPE) du pays.
Selon le système de surveillance de la déforestation Prodes de L’INPE, 9 001 km2 de forêt primitive ont été détruits entre août 2022 et juillet 2023. Soit une baisse de 22,3 % par rapport à la période août 2021-juillet 2022.
La ministre de l’Environnement, Marina Silva, a salué « les décisions politiques du président Lula visant le zéro déforestation ». Selon le gourvernement brésilien, la réduction du déboisement entre août 2022 et juillet 2023 a permis d’éviter l’émission de 133 millions de tonnes de CO2, soit 7,5 % du total émis par le pays.
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