News du 1 décembre 23

Noël eco-friendly ? COP 28 à Dubaï ?

News RSE
4 min ⋅ 01/12/2023

Bonjour à toutes et à tous,

Bienvenue dans ce 1 er article de ma newsletter dédié à la RSE et au développement durable.

Un Noël plus eco-friendly ?

Pour commencer, parlons d’un sujet d’actualité et de saison, Noël ! Cette semaine, j’ai eu une question d’Emilie, notre directrice commerciale concernant des choix pour les décoration de Noël.

Que choisir d’un point de vue écologique entre un sapin naturel ou en plastique ?

Si instinctivement, j’étais tenté de répondre le sapin en plastique, car hormis l’empreinte environnementale générée à sa création, cette dernière n’est pas réengendrée annuellement, car le sapin en plastique est a priori réutilisable. Au contraire du sapin naturel utilisant forcément des ressources en eau, en engrais, en énergie fossile (mécanisation, travail du sol, désherbage) et des produits phytosanitaires chimiques (insecticide, fongicide).

Eh bien, faux ! Après quelques recherches, il se trouve que c’est bien le sapin coupé qui est la solution la plus écologique. Explications :

Une étude canadienne de 2009 compare le cycle de vie d'un sapin naturel faisant 150 km de transport et d'un sapin artificiel fabriqués en Chine et conservés six ans.

Le bilan est largement favorable au premier, avec 3,1 kg de CO2 émis contre 8,1 kg de CO2 par an pour le deuxième. Il faudrait donc garder son sapin artificiel près de 20 ans pour que son bilan carbone devienne favorable. En effet, le sapin naturel stocke le CO2 lors de sa croissance et peut être recyclé facilement.

Néanmoins, tous les sapins coupés ne se valent pas. Il est préférable de choisir un sapin issu de ces labels : le label Plante bleue, le label MPS, le label rouge et agriculture biologique. Ces derniers garantissent des conditions de culture plus durables (agriculture raisonnée, densité de plantation plus faible).

Si toutefois, on souhaite réellement ne pas faire de compromis et opter pour une solution complètement écologique, notre collaborateur Bertrand Richard m’as fait une suggestion tout à fait intéressante, qui consiste à créer un sapin à partir de palette recyclée.


Et pour les décorations ?

Pour ce qui est des décorations de Noël, il semble ne pas y avoir de solution miracle. Le problème étant que la plupart des décorations sont fabriquées en plastique. On peut donc essayer de trouver des décorations en bois ou en verre, mais la solution la plus viable est sans doute de réutiliser ses anciennes décorations ou faire sa décoration soi-même avec des éléments naturels (feuilles, branches, pommes de pin).

Source: https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/eco-consomation-sapin-noel-naturel-artificiel-plus-ecologique-1037/

COP 28 à Dubaï : un événement inattendu

Alors qu’on peut être intrigué sur le fait que l’événement se tient à Dubaï, alors qu’on le rappelle et Emiratis sont les 4 -ème plus gros émetteurs de CO2 par habitant… Opération de green washing ou bien réelle préoccupation et volonté de s’impliquer de la part des Emiratis ou bien les deux à la fois ? L’avenir éclaircira répondra sûrement aux questions impliquant cette présidence de la COP 28.

Cependant, un rebondissement s’est produit lors du premier jour de cet événement avec un accord surprise sur les pertes et dommages. Ajouter à la dernière minute à l'ordre du jour de la session plénière, la concrétisation du fonds sur les pertes et dommages a été adopté par les États. Ce fonds, qui doit aider les pays les plus vulnérables à affronter les dégâts irréversibles du changement climatique, doit être opérationnel dans l'année à venir. Une victoire pour les pays du Sud qui le réclamaient depuis trente ans.

Un plancher pour les petites îles et les pays les moins avancés

Concrètement, ce fonds, dont l’idée avait été lancée lors de la COP 27, va permettre d’aider les pays les plus vulnérables à faire face aux dégâts économiques et non économiques (décès, déplacements, relocalisation de populations, perte de culture et d'héritage…) liés aux changements climatiques, qu’il s'agisse d'événements à occurrence lente comme les sécheresses ou extrêmes comme les cyclones ou les inondations. "Nous avons écrit aujourd’hui une page d’histoire ", s’est réjoui Sultan Al-Jaber. "Je félicite le parti pour cette décision historique. C’est un signal positif pour le monde et pour notre travail (…) la rapidité avec laquelle nous l’avons fait est inédite, phénoménale et historique", a-t-il déclaré.

Le secrétariat devra préciser quels pays précisément pourront en bénéficier, mais il est acté qu’il y aura une part minimum du fonds pour les États insulaires et les pays les moins avancés. La question se posait pour des pays comme le Pakistan, la Lybie ou les Philippines qui ne rentrent pas dans ces catégories. Ils devraient pouvoir bénéficier du fonds si un certain pourcentage de leur PIB a été impacté. Si l’on y voit un peu plus clair sur les bénéficiaires, le plus grand flou persiste du côté des contributeurs. Les pays développés sont exhortés à y participer sans obligation. Ils appellent les pays à forte émission comme la Chine et les États du Golfe à contribuer aussi. Mais ceci n'est qu'un encouragement, pas une obligation.

Sortie des énergies fossiles

Aucun objectif non plus financier pour ce nouveau fonds. Mais pour montrer leur bonne foi, les Émirats arabes unis ont dans la foulée promis 100 millions de dollars. Le Royaume-Uni a aussi promis 50 millions de dollars, les États-Unis (premier contributeur historique aux émissions de gaz à effet de serre) ont mis 17,5 millions de dollars sur la table et le Japon 10 millions. L'Union européenne promet de son côté 225 millions d'euros, dont 100 millions abondés par l'Allemagne. De nouvelles annonces sont attendues lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement, organisé les 1er et 2 décembre.

"Bien que ces fonds soient précieux (...), il est important de reconnaître que les coûts de la reconstruction suite aux effets dévastateurs des catastrophes climatiques s'élèvent à des centaines de milliards de dollars par an",  a réagi Harjeet Singh, responsable de la stratégie politique mondiale, au sein du Climate Action Network International. Restent aussi en "éléphants dans la pièce" comme le souligne Joseph Sikulu, directeur de 350.org Pacifique. Si un engagement à éliminer progressivement les combustibles fossiles, c’est un gouffre ouvert, plus de combustibles fossiles signifient plus de pertes et de dégâts", affirme-t-il.

Ce qui est certain, c’est qu’en ouvrant la COP28 sur ce sujet délicat des pertes et dommages, Sultan al-Jaber a joué un coup de poker gagnant. Ces annonces devraient en effet permettre de rétablir la confiance entre les pays développés et les pays en développement afin de avancer sur le reste des sujets à l’ordre du jour.  

Source: Novethic 2023

https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/cop28-1er-signal-fort-avec-un-accord-final-sur-les-pertes-et-dommages-pour-faire-face-aux-impacts-du-changement-climatique-151930.html

Voilà, c'était tout pour aujourd’hui ! J’espère que cet article vous a plu et que vous avez trouvé cela instructif. Je ne sais pas encore si je publierai de façon hebdomadaire, bimensuelle ou mensuelle. Cela dépendra en partie de vos retours donc n’hésitez pas à me faire des retours par mail afin que je m’adapte.  ;) Au plaisir de vous rencontrer au repas de Noël, bon week-end à tous !

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